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«Libérer Grigny» est un mouvement citoyen mené par Neal Saunier, candidat aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

Parce que nous croyons au pouvoir de la connaissance et de la vérité, nous estimons que les citoyens Grignards et Grignois doivent être informés aussi précisément que possible sur les affaires de leur commune, pour faire un choix éclairé le jour du vote.

Bonne année !

Ne tardez pas à consulter ce premier dépliant de l’année 2026 !

Au menu : le détricotage du montage financier d’1 million d’euros ayant servi à aider le club de foot, le vrai montant des indemnités de M. Rio ainsi qu’une plongée instructive dans ses frais de mission. En page 4, vous trouverez un aperçu de notre programme d’action pour Grigny.

Bonne lecture, et restez (bien) informés !

Retrouvez tous nos tracts ici


  • Les indemnités du maire de Grigny

    Le 18 novembre 2024, Philippe Rio était l’invité de RTL :

    Il y mentait éhontément, en affirmant gagner 3.300 euros par mois pour 90 heures de travail.
    Heureusement, le vrai montant de ses indemnités d’élu a pu être reconstitué sans trop de difficultés.

    Il convient tout d’abord de noter qu’en vertu de l’article 2123-24-1-1  du Code Général des Collectivités Territoriales — Légifrance – indemnités de fonction —, chaque commune est tenue d’établir un état annuel des indemnités perçues par tous les élus du conseil municipal, avant le vote du budget.

    Divine surprise : à Grigny, cet état des indemnités n’avait jamais été publié, pas une seule fois, depuis le début du mandat.  Neal Saunier a donc réclamé qu’il soit établi avant le vote du budget 2025, en mars dernier.

    Bon an mal an, la municipalité n’a eu d’autre choix que de s’exécuter, en fournissant les tableaux ci-après. Une première qu’on serait tenté de saluer !

    A la ligne de Philippe Rio, on trouve 4709, 83 euros liés à son statut de maire de Grigny et 384,33 euros versés par le SIPPEREC, ce qui donne un total de 5094, 16 euros brut.

    1er problème : le tableau fait aussi mention d’un montant net avant impôt, ce qui n’est pas le rôle d’un état des indemnités, lequel est seulement censé afficher des montants brut — Fiche Transparence des Indemnités

    2èmeproblème : le différentiel entre le montant brut et le montant net attribué à M.Rio est tout à fait irréaliste, affichant une décote de 34% ! Comme si le tableau avait pour seul but et fonction d’accréditer la version de M. Rio selon laquelle il gagnerait la somme « modique » de 3.300 euros par mois.

    Comparons avec un adjoint qui ne cumule pas son mandat avec un autre, telle que la 1ère adjointe, Mme Le Briand : dans le tableau, on peut constater qu’elle passe de 1713, 31 euros brut à 1482, 01 euros net, soit une décote de seulement 13%. 

    Nous avons une hypothèse sur la nature du subterfuge opéré par l’administration pour obtenir un tel résultat, que nous réservons pour un prochain article, et surtout pour la plainte pour faux en écriture publique qui est actuellement en cours de préparation. 

    Les gens l’ignorent généralement, mais le faux en écriture publique est une infraction considérée comme tellement grave qu’elle est classifiée au rang de crime, et non au rang de délit. Si les faits venaient à être établis, la personne susceptible de les avoir commis serait passible de quinze ans de réclusion criminelle, puisque chargée d’une mission de service public ou dépositaire de l’autorité publique.

    3ème problème : le tableau ne donne pas un état des indemnités annuelles, ce qui est le but d’un tel document — FAQ Obligation Transparence.  Il aurait pourtant dû afficher le montant annuel des indemnités perçues par chaque élu au titre de l’année 2024.

    En effet, le document qui nous a été fourni prend simplement pour référence les indemnités perçues au cours du mois de février 2025.

    Ce qui veut dire (pure hypothèse incongrue), que si le maire avait perçu d’autres indemnités au titre de son rôle dans d’autres organismes que le SIPPEREC, dans le cours de l’année 2024, celles-ci n’apparaîtraient pas dans l’état des indemnités qui a été fourni… puisque celui-ci concerne uniquement le mois de février 2025 !

    4èmeproblème : le tableau ne fournit pas les indemnités perçues par M. Rio au titre de son rôle de vice-président de Grand Paris Sud. 

    Qu’à cela ne tienne : nous avons commencé par retrouver la délibération de 2020 — Fixation des Indemnités Grand Paris Sud —, qui fixait le montant mensuel des indemnités de vice-président GPS : 1719, 12 euros brut. Cette découverte n’était pas entièrement satisfaisante, puisque 5 ans plus tard, le montant avait nécessairement évolué sous le coup de l’inflation.

    C’est alors que nous avons trouvé la réponse dans l’état annuel des indemnités fourni par la commune de Corbeil-Essonnes, qui est un peu plus démocrate et transparente que Grigny, puisqu’elle le rend disponible sur Internet en libre accès !

    Ce n’est pas la 1ère fois que nous sommes amenés à conseiller Philippe Rio de prendre exemple sur son homologue, lui aussi membre du Parti Communiste.

    Le Parisien : Indignation après un acte de vandalisme sur le monument aux morts de Grigny

    Et après, on nous accuse d’être des anti-communistes primaires…
    Quoi qu’il en soit, ce document atteste que l’indemnité de vice-président Grand Paris Sud en 2024 s’élevait à 1826, 85 euros brut/mois.

    Le montant brut total des indemnités mensuelles de M.Rio est donc l’addition de 5094,16 et 1826,85 qui font… 6921 euros brut/mois.

    Loin, très loin des 3.300 euros annoncés sur les ondes radiophoniques nationales. 

    Le magicien Rio aura bien du mal à nous expliquer qu’il parlait tout simplement en net, ou que ses activités de maire estimées par lui-même à 90 heures/semaine, sont compatibles avec un 35 heures de vice-président Grand Paris Sud.

    Les sources à visionner/télécharger :

    1. Infos état Indemnités Élus 2024
    2. Communication Indemnités Élus
    3. FAQ Obligation Transparence
    4. Fiche Transparence des Indemnités
    5. Fixation des Indemnités Grand Paris Sud

  • Loin de prêts

    Si vous avez lu notre dépliant, c’est que vous êtes déjà familier avec l’affaire rocambolesque qui a vu la commune accorder, en saucissonnant diverses aides et prêts, plus d’1 million d’euros à un club de foot de la ville.

    Le but de ce saucissonnage était de diluer l’effort financier consenti par la collectivité aux yeux du contribuable. Et quoi de mieux, à cet effet, que de présenter certaines de ces aides comme étant des prêts, donc des opérations en apparence financièrement indolores pour le budget de la commune ?

    (suite…)